Jon Montgomery pratique le skeleton depuis seulement sept saisons, mais il a déjà remporté le titre de champion national à quatre reprises et il est présentement 7e aux classements mondiaux. Prenant appui sur son succès de l’année précédente, Jon s’entraîne ardemment en vue des Jeux olympiques de 2010 à Vancouver. Il vise l’or, et rien de moins! Et en plus d’être un compétiteur très performant au skeleton, John incarne les valeurs d’un véritable athlète leader lorsqu’il dévale une piste glacée tout autant que dans son quotidien non sportif.
Jon est originaire de Russell, au Manitoba, et il a toujours débordé d’énergie. Le sport semblait être son exutoire positif de choix pour cette énergie immuable lorsqu’il était jeune, ce qui demeure encore le cas aujourd’hui. Le père de Jon était enseignant et entraineur impliqué dans divers sports communautaires et comme il fallait s’y attendre, il a toujours joué un rôle d’entraîneur dans la vie de Jon d’une manière ou d’une autre. « Ce n’était pas une bataille parce que j’ai toujours voulu faire partie de toute ces équipes », dit Jon. Ce dernier avoue s’intéresser aux sports depuis toujours : il regardait les sports à la télé et tentait d’imiter ses héros. « Le sport était toujours là, explique-t-il. Je ne me souviens pas du moment où j’ai commencé à respirer, et il en est de même pour les sports. »
Lorsqu’il était plus jeune, Jon rêvait de devenir un joueur de hockey professionnel, particulièrement en raison du fait que le joueur Theo Fleury était un héros de son village. Jon raconte : « Theo m’a inspiré et m’a aidé à croire que tout était possible puisque malgré sa petite taille, il est parvenu à connaître beaucoup de succès dans le monde du hockey. » Après avoir gagné une médaille de bronze Western Canada au hockey bantam, Jon, qui était alors un jeune adolescent, a réalisé qu’il ne ferait pas carrière dans le hockey. À l’université, il a décidé de pratiquer un sport qui lui permettrait de concourir avec une équipe nationale, car il avait toujours rêvé de représenter le Canada sur la scène internationale.
Peu après ses études universitaires, Jon a déménagé à Calgary. Il a commencé à pratiquer le patinage de vitesse mais il a vite réalisé qu’à l’âge de 22 ans, son niveau de développement n’était pas à la hauteur de celui de ses compétiteurs. En mars 2002, il a assisté à une course de skeleton, ce qui a piqué sa curiosité. Jon a donc décidé qu’il devait tenter sa chance dans ce sport dont il ne connaissait rien pour voir comment il se débrouillerait. Après avoir entamé sa carrière au skeleton à l’automne 2002, il a progressé dans une courbe d’apprentissage parsemée d’adversité et de collisions graves qui a duré quatre ans. Ses efforts et sa détermination ont toutefois porté fruit puisqu’il a été choisi pour faire partie de l’équipe de la Coupe du monde après les Olympiques de 2006.
Selon Jon, sa capacité à ne pas abandonner le sport malgré la courbe d’apprentissage extrêmement ambitieuse, tout en se jugeant le pire lugeur parmi les nouvelles recrues, figure parmi ses grandes réalisations. Ses parents l’ont énormément appuyé au long de sa démarche sportive et l’ont toujours encouragé à éprouver une grande passion envers la vie. Son père, son directeur d’école, ainsi que ses professeurs d’histoire et de géographie lui ont transmis une leçon de vie qu’il conserve encore aujourd’hui : lorsque tu commences à faire quelque chose que tu aimes, n’abandonne pas, même si les choses deviennent très difficiles. Sans l’influence de son père à titre d’enseignant, dit Jon, il n’aurait jamais pu devenir l’athlète de haut niveau qu’il est aujourd’hui. « Je crois qu’il existe une forte corrélation entre mon éducation et ma carrière sportive. Tout comme les entraineurs, les professeurs nous encouragent toujours à faire de notre mieux et à croire en nous. »
La saison dernière, Jon a remporté la médaille d’argent aux Championnats du monde à Altenberg, en Allemagne, et il est monté quatre fois sur le podium de la Coupe du monde. De plus, il a gagné le titre national canadien pour la deuxième année consécutive, faisant de lui le numéro deux parmi tous les athlètes masculins de skeleton au monde selon l’organisme directeur de sport, la Fédération Internationale de Bobsleigh et de Tobogganing (FIBT). Cette saison, les courses à Calgary faisaient office de Championnat canadien : la première à titre de championnat de 2009 et la deuxième à titre de championnat de 2010. Il a remporté les deux courses, s’assurant ainsi une place dans l’équipe de la Coupe du monde pour le début de la saison. Grâce à ces victoires, il détient désormais quatre titres de champion national.
Cette saison, Jon tente de faire fond sur ses réalisations tout en se préparant pour les Jeux de Vancouver. Il croit que le travail acharné, accompagné du support de ses amis, de sa famille et de ses commanditaires, lui permettront de réaliser son rêve et de remporter une médaille d’or olympique.
Jon a connu ses premières expériences d’athlète leader lorsqu’il était capitaine adjoint et capitaine de son équipe de hockey, pendant sa jeunesse. Il a également fait ses débuts dans le domaine de l’entraînement lorsqu’il était au Texas, à l’université. Jon raconte : « Il y avait très peu de connaissances sur le hockey, alors il m’a fait plaisir d’offrir mes services à titre d’entraîneur et de partager mes connaissances avec les jeunes athlètes influençables. » Cette expérience fut très enrichissante et il a vite compris pourquoi son père n’hésitait pas à entrainer les jeunes sportifs de sa communauté.
Jon est entraineur au skeleton et il a pris le temps de se rendre au Lac Placid pour devenir entraineur en chef d’un groupe de jeunes athlètes. Jon aime également se rendre dans les écoles pour présenter son témoignage aux jeunes dans l’espoir de les inspirer et de les motiver. « J’aime le zèle qui les anime et il est très important pour moi de donner en retour », dit-il. En tournée, il se concentre sur son entrainement quotidien et il est d’avis que certains aspects peuvent devenir pénibles ou futiles. Mais lorsqu’il se rend dans les écoles et qu’il rencontre de jeunes fans fervents, Jon se souvient pourquoi il a voulu un jour devenir un athlète.
Dans ses temps libres, Jon est encanteur lors de ventes aux enchères dont les profits sont versés à des œuvres de bienfaisance, amassant ainsi d’importantes sommes d’argent pour de grandes causes comme le Alberta Children’s Hospital, la Lymphoma Foundation, Duck Unlimited, le Centre canadien multisport, Right To Play, Edge School, le Comité olympique canadien, et Rockyview Memorial Hospital. Il est fervent du développement du sport et d’initiatives d’inclusion comme Right to Play. À titre d’ambassadeur du programme, Jon croit que tous devraient avoir la chance de pratiquer un sport. Afin d’appuyer un organisme près de chez lui, au lieu de lui acheter des cadeaux de Noël, Jon a demandé à sa famille de verser des dons à un organisme de Winnipeg qui permet aux jeunes de la grande ville de pratiquer des sports et d’avoir accès à des installations sportives et à des équipements, ce qui autrement leur serait impossible. « Le sport fut un véhicule puissant de mon développement quand j’étais petit, et je crois qu’il est important que tous les enfants puissent avoir accès au sport, qu’on leur offre le bénéfice du doute et qu’ils aient la chance de devenir des membres actifs de la société », dit Jon.
Il est important pour Jon de savoir où il se trouve dans le cycle quadriennal avant d’accepter un poste de leadership. Il y a quelques temps, Jon a dû mettre de côté plusieurs activités en raison de son calendrier d’entrainement et de compétition chargé. Mais après les Jeux, il pourra de nouveau animer des conférences et donner en retour à la communauté.
Jon a connu AthlètesCAN lorsqu’il a commencé à recevoir des courriels et des bulletins de nouvelles, avant de faire partie de l’équipe nationale. Lorsqu’il est devenu admissible aux programmes offerts aux athlètes des équipes nationales senior, comme le programme Athlètes branchés de Bell et les bourses du Groupe Investors, il a commencé à profiter directement des services de l’association. En raison de son horaire d’entraînement chargé, Jon n’a pas encore eu la chance de participer au Forum AthlètesCAN. « Je vais certainement y assister quand je serai disponible. Les initiatives de l’organisme sont très positives et AthlètesCAN a une très grande valeur aux yeux des athlètes. C’est une excellente opportunité et ce serait de la négligence de ma part de ne pas y participer dans l’avenir », explique Jon.
Jon a obtenu un baccalauréat en marketing et gestion internationale de l’Université Northwood à Cedar Hills, au Texas. Il est présentement conseiller aux ventes et encanteur automobile. Il habite à Calgary, mais il avoue que le village de Russell demeurera toujours l’endroit où il se sent vraiment chez lui.
Pour s’assurer de se concentrer entièrement sur ses premiers Jeux olympiques, Jon vit au jour le jour. La préparation est un aspect intégrant de cette aventure, alors il n’hésite pas à mettre la main à la pâte et à « faire ce qu’il y a à faire ». Jon admet qu’il faut beaucoup d’énergie pour demeurer positif dans un environnement de compétition aussi intense, mais il réalise qu’il n’aura peut-être plus la chance de participer à des Olympiques dans son pays. Par conséquent, il souhaite faire le point à chaque jour plutôt que de faire comme si les choses qui lui déplaisent n’existaient pas. « Je crois que les dernières sept saisons de glisse m’ont enseigné une chose : je dois apprécier chaque moment et ne pas essayer de faire tout disparaître pour la grande course de la fin. J’ai entamé une démarche fantastique et je tente vraiment de tout absorber et de savourer cette chance unique qui s’offre à moi de devenir un Olympien et de concourir dans mon pays. C’est une double bénédiction à mon avis, et cette grande aventure s’achèvera en un clin d’oeil. »
Jon est très enthousiaste à l’idée de participer aux Olympiques pour la première fois et dit que même si le monde entier regardera les Jeux et que l’on a investi beaucoup d’argent dans son succès, il préfère considérer ceci comme une forme d’appui plutôt qu’une source de pression – une immense forme d’appui! « La pression rendrait ceci pratiquement insupportable. Je sais que ma famille et mes amis m’aimeront toujours peu importe le résultat de mes courses et je me fiche de ceux qui m’aimeront moins », confie-t-il. Si Jon ne gagne pas, il croit qu’il lui faudra une grande force d’âme pour demeurer positif et réaliser qu’il a fait quelque chose de très spécial. Mais il ne va pas à Vancouver pour être participant : il s’y rend pour remporter l’or!